Tourisme durable en France, vers quelles directions?

10 tonnes de détritus sur l’Everest, c’est le titre choc paru dans la presse. Déjà en 2019, avant la pandémie mondiale, le tourisme de masse montrait sa terrible face cachée. En France, aussi les conséquences sont à déplorer sur le littoral Méditerranéen. Depuis plusieurs années, s’engager dans un tourisme durable fait sens, pour beaucoup d’acteurs du tourisme. Aujourd’hui, d’autant plus, tous les indicateurs poussent dans cette direction. Il faudra, à ce secteur, une nouvelle chaîne de valeurs, durables et responsables. Comment s’inscrire dans un tourisme durable quand on est professionnel du tourisme ?  Comment le promouvoir et pourquoi ? On fait le point sur les actions possibles quand on est acteur du tourisme pour un développement durable en France, responsable et engagé. 

Promouvoir le tourisme durable en France oui mais pourquoi ? Savez-vous définir le tourisme durable ? Qu’en est-il de la démarche responsable ? Le tourisme est énormément impacté par la pandémie mondiale en 2020 et 2021. C’est aussi, en corrélation, un secteur qui doit réévaluer son impact pour améliorer sa transition écologique. Plusieurs destinations ont d’ailleurs mené une enquête profonde sur leurs territoires durant cette année charnière.

2020, un tournant négatif pour le tourisme ou une opportunité de se diriger vers un tourisme durable ?

Mesurer et qualifier le taux d’engagement écologique est devenu indispensable aujourd’hui. Non seulement pour promouvoir son logement ou son activité touristique mais aussi dans l’imaginaire d’un public qui se transforme de plus en plus et passe progressivement, de touriste à voyageur.

Souvent affiliées à des labels qui ne font pas sens aux yeux des utilisateurs, de nombreuses actions territoriales et d’autres locales inscrivent pourtant un territoire au sein d’un tourisme durable. Au-delà d’écolabels parfois coûteux, qui permettent la visibilité des d’engagements écologiques, le voyageur de demain s’attend à une profonde évolution de la chaîne des valeurs du tourisme. Il s’attend à ce que chacun, tout comme il le fait, fasse ce premier pas vers un tourisme responsable et durable en France.

Alors qu’est-ce que le tourisme durable ?

Le tourisme durable est un tourisme qui vise à respecter l’environnement en limitant l’empreinte carbone et en respectant le bien-être de la population locale.

Il est défini par l’OMT comme un tourisme qui prend pleinement compte de “ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels de l’environnement et des communautés d’accueil”.

Pourquoi s’inscrire dans un tourisme durable maintenant ?

60% du territoire régional classé en France est situé dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. C’est aussi une région qui s’engage pour un tourisme éco-responsable ambitieux avec un Contrat de Filière Régional Ecotourisme. Promouvoir des expériences écotouristiques ou encore planifier et structurer des objectifs éco-responsables dans la région et ses espaces naturels. Une démarche ambitieuse mais favorable dans une dynamique post-covid.

En effet, les destinations pourraient profiter de tendances sous-jacentes actuelles qui facilitent un contexte sociétal et territorial favorable au développement d’un écotourisme.

→ Être en accord ou renouer avec la nature et la respecter

→ Avoir un rythme plus lent (slow travel)

→ La recherche d’expériences tourisme durable plus que de consommation touristique

→ S’inscrire dans une démarche consciente et durable

Les réalités

Selon une enquête booking : « 72 % des voyageurs considèrent qu’une action immédiate est indispensable, et que les populations devraient opter pour des alternatives touristiques durables, afin de sauver la planète pour les générations futures. » Cette enquête délivrée par le géant de la réservation en ligne met bien l’accent sur l’envie des touristes de se tourner vers des offres plus responsables.

 Alors, pourquoi intégrer le tourisme durable à son offre ?

Une conscience environnementale se crée de plus en plus chez les Français. Les envies de voyage évoluent avec la crise sanitaire. Un retour aux destinations locales françaises a été promu l’été dernier par ATOUT FRANCE avec une campagne de fond “Cet été je visite la France”. De plus, des régions comme la Charente maritime ont promu leur destination avec des “bons” offerts pour mettre en avant l’activité locale. Une tendance accentuée puisque déjà le voyageur français, en 2017, privilégiait pour 87% de la population, des vacances en interne.

Les envies de voyage en France s’accentuent. Elles permettent aussi de réévaluer les offres et de mettre en avant, de plus en plus, lorsqu’elles sont possibles, des offres d’hébergement, d’activités et même de destinations alternatives ou offrant une solution durable.

La pédagogie durable en France se traduit par un glissement de touriste à voyageur. Les notions de voyage passent par la volonté d’ « explorer” et non plus de “faire” un pays. On privilégie la qualité à la quantité et le “slow travel” est mis en vant.

L’idée du tourisme durable tend à faire le pari de la responsabilité individuelle, au service d’un tourisme  plus respectueux et plus solidaire.

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La fin du tourisme de masse est-il programmé ?

Tourisme de masse et durabilité sont intrinsèquement liés. Les nouvelles tendances amplifiées, par les confinements en 2020, rassemblent les voyageurs autour des questions de préservations de l’environnement et du poids du tourisme. Certaines réalités frappent durement les acteurs touristiques.

En Méditerranée, les pratiques touristiques ont créé une urbanisation débridée des littoraux, déjà critiquée, un saccage de l’environnement parfois choquant, une pollution de la mer et des océans et la surfréquentation de nombreux sites ont souvent été dénoncés par de nombreux professionnels pour amorcer une remise en question. De plus, le tourisme durable devrait voir s’accentuer la question d’une transformation des pratiques du travail permettant la diversification étendue de flux touristiques. Ainsi, les pics saisonniers seraient moins forts à terme et les voyageurs et télé-travelers pourraient favoriser une meilleure répartition avec une augmentation des temps de vacances et de loisirs.

Encore aujourd’hui, les conséquences du tourisme de masse frappent fort. Être aventurier n’était pas synonyme d’écolo. En témoigne cette alpiniste française, Marion Chaygneaud-Dupuy qui a remporté le prix Terre de Femmes 2019 de la Fondation Yves Rocher. À 38 ans, la jeune femme, a créé Clean Everest en 2016 : une expédition qui consiste à évacuer tous les déchets présents sur la face du nord de l’Everest, du côté tibétain. L’Everest et les camps d’altitude de 6 500 mètres sont les zones où se trouvent le plus de détritus. Une pollution qui met en danger les communautés locales qui dépendent de l’eau des glaciers de l’Himalaya.

Un problème sur lequel personne n’a réellement porté d’attention durant de nombreuses années. Pourtant, cette expédition, en se popularisant est devenue un problème écologique. En 2012, elle crée une charte environnementale puis l’opération Clean Everest et désormais, une pénalité financière a été actée sur les alpinistes les moins écolos. Le tout réalisé en coopération avec plus de 50 guides locaux.

Mais certains acteurs ne veulent pas opposer durable et tourisme de masse.

La question du tourisme durable est ainsi reprise par de gros acteurs du tourisme. Ainsi, le Futuroscope  souhaite s’engager dans cette démarche avec son parc aquatique “Aquascope” qui ouvrira en 2024. Si le parc promet d’accueillir jusqu’à 1900 visiteurs en simultané, cet investissement de plus de 104 millions d’euros pour rallonger la durée de séjour, en moyenne d’une demi-journée se fait aussi sur des hébergements de type “écolodges”.

En effet, le parc se dotera de 120 écolodges en 2023 qui permettent de s’engager dans la transition énergétique. Le parc construira un bâtiment à énergie positive grâce à un système d’énergie thermique solaire. De plus des panneaux photovoltaïques permettent une énergie renouvelable dans tout le complexe. Les déchets eux, devraient être revalorisés.

Protéger les lieux naturels et agir pour un tourisme responsable

Tout comme cette alpiniste qui a pensé une charte environnementale comprenant une pénalité financière, la question se pose régulièrement de taxer et faire payer l’entrée des parcs nationaux ou encore de fermement inscrire une réglementation “propre” contre la pollution de lieux naturels. C’est-à-dire : pollueur – payeur.

Concernant les surfréquentations de lieux touristiques, la création d’une jauge, régulatrices, horaires ou tarifées est parfois envisagée. Comme cette année, après l’afflux de touristes sur les îles bretonnes soudainement très populaires, cet été.

Le juste équilibre écologique et responsable des 56 parcs naturels français n’est donc pas encore trouvé. Le parc naturel des calanques a atteint à l’été 2020, une surfréquentation “inquiétante”. Le parc attire près de 3 millions de visiteurs par an.

Ainsi, le parc a mis en place un marketing détonnant pour s’adapter et résolument passer sur un tourisme responsable et durable. Les photographies de plages magnifiques et désertes font place à des images calquées sur la réalité montrant des plages bondées. Une campagne qui n’encourage plus les images idylliques et privilégie un tourisme aux retombées moindre et protégeant les ressources naturelles.

Quelles pistes pour une offre touristique et des activités plus responsables?

Les pistes en faveur du tourisme durable en France se multiplient et de nombreux acteurs du tourisme s’y inscrivent avec conviction. Des innovations sont possibles, afin de permettre un développement plus local et un tourisme durable.

Labels et labellisation durable

Le tourisme durable en France se déploie, et chacun, à son échelle peut inscrire son logement, activité ou sa destination au cœur d’un tourisme plus durable. On parle aussi de sensibilisation qui amène de plus en plus à partager les mêmes valeurs et mettre en avant la solidarité dans le respect de l’environnement. Déjà la labellisation a une fonction de sensibilisation importante. Elle permet une plus grande visibilité et la promotion de valeurs écoresponsables au grand public. Cette promotion permet d’éduquer et accompagner les comportements. Durable ou éthique le tourisme vert a le vent en poupe et ces labels permettent de se distinguer et de prouver son engagement.

De nombreux éco-labels existent en France et à l’international, d’ailleurs pour éviter de perdre le consommateur, l’ADEME appelle à ne pas les multiplier. Mais voici pourquoi il est important de bien choisir si l’on souhaite participer à un tourisme écoresponsable :

  • Cela permet de proposer diverses garanties basées sur des critères environnementaux et sociaux.
  • Ces certifications ont pour but de faire respecter des valeurs et des engagements donnés
  • Les niveaux d’exigences sont différents suivant les labels, suivant si c’est un label de séjours, hébergement, offre, transport etc.
  • Ils permettent de promouvoir votre offre, séjour ou destination à une population déjà sensibilisée
  • Il permet de sensibiliser ceux qui ne le sont pas encore
  • Il peut être un appui dans la décision d’achat de votre prospect
  • Il permet d’éduquer aussi et d’encourager ce type de tourisme et d’engagement autour de vous et parmi vos pairs !
  • Ils montrent votre volonté de préservation d’un patrimoine naturel.

Le label à retenir :

ATR : Agir pour un tourisme durable

Ce label souhaite encourager la transformation du tourisme. L’ATR a été créé en 2004 avec une approche militant pour une approche plus vertueuse. Le label lui a été créé en 2006 avec l’association française de normalisation. Il inscrit les destinations sur plusieurs engagements que les acteurs du tourisme doivent respecter pour obtenir le label.

Le Figaro.fr a déblayé quelques labels de l’écotourisme auxquels le grand public peut se fier :

Pour l’hébergement :

  • Écolabel européen. Il est le seul officiellement reconnu dans toute l’UE. Il concerne tous types d’hébergements. Ce label est délivré par l’AFNOR en France et un contrôle est réalisé tous les deux ans. En 2019, 208 hébergements étaient certifiés.
  • Clé verte. Hébergements et restaurants, c’est le plus ancien et c’est le premier écolabel pour les établissements touristiques. 643 établissements sont labellisés en France qui regroupe 23 millions de nuitées à faible impact dans le monde (le label couvre 66 pays).

Respect du territoire, plaisir de vivre un tourisme durable et le tout au même prix sont les mots d’ordre de ce label qui regroupe tout type d’hébergements de camping à gîte en passant les auberges de jeunesse.

“L’équipe Clef Verte est présente toute l’année auprès des acteurs de l’industrie touristique pour les accompagner, échanger des bonnes pratiques et les conseiller, afin de permettre le développement en France d’un tourisme durable, écologiquement vertueux et socialement responsable.”

  • Gîtes Panda – répertorie des gîtes auxquels l’ONG WWF accorde sa garantie, ils sont présents dans les parcs régionaux et nationaux. Ceux-ci doivent respecter près de 110 critères.
  • Ecogîtes par Gîtes de France. 400 gîtes sont certifiés et une visite contrôle est effectuée tous les 5 ans.

Camping & autres activités :

  • Greenglobe pour les campings et autres activités touristiques est reconnu fiable par l’ADEME

Concernant les parcs et ports :

  • Pavillon Bleu, concerne les parcs, plages et les ports des communes.

Les critères sont sociaux mais aussi environnementaux. Désormais les opérateurs touristiques labellisés doivent faire un bilan carbone et compenser leurs émissions CO2 suite à leur activité.

Finalement, transparence, partenariat et cohérence sont les trois axes du label ATR, décliné en seize critères. Il est destiné à tous les opérateurs de voyage qui souhaitent structurer et faire reconnaître leur engagement dans le tourisme responsable.

Parc régional des Cévènnes

Plan d’action : participer à ce retour à la Nature

Tout d’abord, entraîné par une tendance de plus en plus forte, le retour à la Nature et le développement du tourisme rural permettent à nos destinations françaises une meilleure répartition des flux touristiques. Avec celle-ci il faudra considérer promouvoir et diversifier son offre comme un atout durable. Multiplier les propositions alternatives : le camping à la ferme ou le Wwoofing est une piste pour voyager autrement.

Privilégier les mobilités douces

En Occitanie 92% des touristes viennent et se déplacent en voiture. En cause, le manque d’accès via transports publics et le réseau peu diversifié. L’ADEME (agence pour la transition écologique) a restitué le 3 décembre dernier les résultats d’une étude sur l’impact des déplacements touristiques sur l’environnement. Les mobilités touristiques sont en cause afin d’étudier et d’accompagner vers des mobilités durables et donner des pistes d’amélioration sur les 10 prochaines années, notamment en Occitanie où 3 sites ont été analysés.

Voies vertes

Le cyclotourisme ou l’itinérance douce est remis au goût du jour. 59% des Français déclarent pratiquer le vélo. La Loire à Vélo ou le Vélodyssée sont la preuve de l’engouement des touristes pour ces pratiques.

La préservation d’un cadre naturel d’exception requiert un investissement de la part des acteurs du tourisme. C’est ce qu’on fait les plaisanciers corses qui s’engagent à respecter plusieurs critères favorables à la préservation des espaces naturelles. Des initiatives de développement durable en France qui se multiplient et encouragent ces activités touristiques respectueuses de l’environnement.

C’est ce que croient fortement la plaisance Corse et les communautés locales. Les ports de plaisance se sont fixé l’objectif d’atteindre une plaisance raisonnée qui impactera le moins possible l’environnement. Pas question de considérer les ports corses comme de simples « parkings à bateaux ». Voici quelques actions engagées :

  • La Mise en place d’un Diplôme Universitaire « Gestion environnementale et portuaire » unique en France (créé par l’université de Corse à l’initiative de David DONNINI, directeur du port de Saint Florent) –
  • Mise en place d’une formation de personnel portuaire à la certification « Ports Propres ».
  • Des actions de sensibilisation aux questions de bonne conduite environnementale et aux « écogestes » en mer, à destination des plaisanciers, du grand public ou des scolaires.

 

La plaisance en Corse – Calvi

S’engager pour un tourisme sans plastique

Un autre moyen d’engager une transition autre qu’énergétique (énergies renouvelables) est celle d’un tourisme sans plastique. Au-delà de la sensibilisation du voyageur, les universités du Tourisme durable ont pu mettre en lumière des questions de réduction des contenants notamment dans le secteur de l’hôtellerie – restauration.

Pour rappel :

  • Sur les 350 millions de tonnes de plastique produites chaque année, 10 millions finissent dans l’océan (l’équivalent d’un camion toutes les minutes), au point qu’en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans.
  • Le plastique représente aujourd’hui 95% des déchets sur les plages et en surface de la mer Méditerranée. Celle-ci était nommée en 2018, mer de plastique par WWF. Ce plastique, nous l’ingérons : l’équivalent de 5 g toutes les semaines et moins de 10 % de tout le plastique mis en circulation a été recyclé. La pollution des sols par les déchets plastiques et les microplastiques pourrait quant à elle être 4 à 23 fois plus élevées que la pollution des océans.
  • 40% du plastique produit est à usage unique.

Certaines solutions sont préconisées pour que chacun puisse s’y investir. Voici quelques initiatives :

  • Privilégier le retour à la consigne.
  • Des entreprises comme Koovee se lancent dans les couverts à croquer ! On voit même apparaître des bols comestibles !
  • Les emballages en algues d’Ecoware
  • Se rapprocher de l’association Zero Waste France :  – Créé en 1997 sous le nom de Cniid, son rôle de lanceur d’alerte est au cœur de sa mission dès ses débuts. Elle fait connaître les dangers de l’incinération et s’attaque rapidement aux déchets et au gaspillage des ressources naturelles.

Évidemment, la transformation de ses ressources en des ressources durables, peut demander un certain investissement (10 à 15% d’augmentation du prix des produits). En conclusion ? Les impasses sont nombreuses mais le recyclage est la solution première dans le secteur du tourisme.

Et c’est ce qu’a compris une belle initiative française du nom d’Unisoap! L’association française recycle les savons d’hôtels partenaires pour donner accès à l’hygiène aux plus démunis. Ils recherchent régulièrement des hôteliers participants.

Hébergement éco-responsables

Les logements éco-responsables ont le vent en poupe. Souvent vu comme trop peu abordables, il existe pourtant de plus en plus d’alternatives. L’initiative de Gîtes de France, cet hiver a été de mettre en avant les hôtes de chalets des Hautes-Alpes. Ces éco-Gîtes construits avec des matériaux écologiques (bois, ouate de cellulose, chauffage par chaudière à granulés…). Des logements parfois même labellisés “Tourisme et Handicap » pour être accessibles au plus nombreux. 

Au Sud de l’incroyable Massif des Ecrins, au cœur des magnifiques paysages de la vallée du Champsaur, depuis l’hébergement Le Counit,on peut admirer la ligne de crête du Garabrut (2 917m) , l’Aiguille d’Orcières (2793 m) et la Grande Autane (2 782m), sites de prédilection des randonneurs. Des lieux d’exception qui méritaient un traitement de choix avec ce type d’éco-logements.

Et la ribambelle d’exemples ne s’arrête pas là, c’est pourquoi la plateforme Vaovert, s’est lancée sur le marché il y a deux ans. Pour conjuguer un tourisme durable en France avec la notion de recherche pour tous. Sa fondatrice, Mélanie, souhaite rassembler sur cette plateforme tous les hébergements écoresponsables de France sur un seul portail.

Vaovert est la plateforme de référence du tourisme durable en France afin de faciliter l’accès et la recherche au public. Leur ambition ? Un séjour authentique dans le respect de l’environnement.

Leu révolution ? L’ éco-point ! Sur Vaovert, le durable n’est pas qu’un label inaccessible au grand public mais les différents critères écoresponsables représentent plutôt des éco-points. Ainsi, c’est au public d’évaluer la hauteur d’investissement écoresponsable du logement et en soi, d’évaluer l’impact de son séjour. Un procédé unique qui permet de livrer et mesurer le niveau d’engagement d’un hébergement écoresponsable.

Exemple ? Les 3R : réduire – réutiliser – recycler. L’art de générer le moins de déchets possible ! Enfin, le point “partage” est aussi intéressant et permet de ne délaisser personne. Ainsi, la sensibilisation reste au cœur de l’expérience et du rôle d’acteur touristique puisque cet éco point permet de valoriser une démarche de sensibilisation et de transmission de valeurs écoresponsables.

Pour les itinérants, Yves Poullain a développé ses cabanes pour randonneurs et cyclistes. Elles permettent d’élargir une offre de nuitées tout en s’inscrivant dans une démarche durable. Les Hello Cabanes sont ainsi conçues de préférence en éco-matériaux.

Le tourisme régénérateur, un nouvel aspect du tourisme durable

De nouvelles formes de tourisme et de voyage se développent. On voit arriver chez certains hôteliers cette volonté de s’inscrire dans un territoire et de participer à la vie et l’économie locale. La redistribution plus juste et équitable des revenus du tourisme au bénéfice des populations d’accueil en fait un tourisme appelé : “régénératif”. Le tourisme développe alors un impact positif auprès des populations locales :

  • la création d’emploi
  • la parité en fond partie
  • Nombreux sont les acteurs du tourisme à soutenir les projets de communauté au travers de leur offre de tours et guide locaux 
  • Parfois le tourisme a même permis une revalorisation de certains espaces naturels
  • Une certaine préservation d’un héritage parfois voué à disparaître
  • Préservation de la nature

L’agence Regenerative travel sur un plan international met en avant ses hébergements éco-responsables de luxe à fort impact durable. Des hôtels éco-luxe à travers le monde entre Amérique centrale, Amérique du sud, Asie et même Portugal. Ainsi, l’idée développée prend en compte le respect des éco-systèmes naturels et des populations locales.

Et si c’était possible à plus petite échelle ? Une hôtellerie durable et impactante auprès des éco-systèmes et communautés locales ?

Avec la pandémie d’autres initiatives se développent à un niveau plus local. En France, En.immersion propose un concept basé sur un la préservation de patrimoines locaux via des expériences « en immersion ». Développée en premier lieu dans la région Occitanie, l’initiative permet aux voyageurs de découvrir le quotidien de français et de vivre chez eux.

Fini les expériences Airbnb, “En Immersion” propose un projet de partage et de proximité pour se ressourcer au cœur de destination française.

Vers un tourisme d’action locale ?

En Immersion propose de vivre des vacances sur un plan d’écotourisme. Le projet souhaite faire découvrir le quotidien de familles françaises aux métiers et vies particulières. Effectuer la transhumance, devient la nouvelle aventure du voyageur de demain tout comme redécouvrir notre ruralité, notre artisanat et traditions locales. Ainsi, le tourisme redevient voyage et expérience, les micro-aventures, plus chargées en adrénaline, participent aussi à cette démarche de découverte du patrimoine locale. En Immersion va plus loin, et invite à l’échange. 

Le tourisme durable en France a donc pour volonté de progressivement passer d’un tourisme de consommation à un tourisme de découverte, d’échange et d’expérience.

De nombreuses destinations françaises s’inscrivent dans un tourisme durable, et vous ?

Nos partenaires de Reims par exemple, ont décidé de s’inscrire dans une démarche durable avec l’Agenda 21 et une politique durable des déchets, transports etc. Ils sensibilisent d’ailleurs leurs touristes à adopter les bons réflexes qu’ils partagent avec l’ADEME, pour un séjour éco-responsable à Reims.

  • Utiliser les transports en commun avec le réseau de bus et de tramway
  • Valoriser les espaces verts et parcs de la ville comme lieux touristiques. L’ensemble des parcs et jardins de Reims est traité de manière écologique, sans phytosanitaire.
    Un guide du tri sélectif

À Dinan – Cap Fréhel, l’expertise de “guides locaux” est mise en avant et plus encore des activités touristiques écoresponsables. L’Office de Tourisme propose un catalogue “pensez local” destiné aux entreprises et acteurs touristiques locaux un bon moyen de valoriser et de favoriser les échanges directs entre acteurs locaux et d’engager son activité, sa destination ou son hôtellerie vers un tourisme durable en France. 

Sources :

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